Organismes Génétiquement Modifiés (O.G.M) = DANGER !
Qu’est-ce qu’un OGM ? Un OGM est une plante ou un animal, qui, par une manipulation appelée transgenèse, a reçu dans son patrimoine génétique un gène étranger lui permettant d’acquérir certaines qualités (vertus thérapeutiques, résistance à des agressions extérieures, à des herbicides, à des conditions de culture difficiles comme le gel ou la pollution des sols) et d’en améliorer d’autres (croissance, maturation ou conservation chez les plantes, quantité et qualité de la viande chez certains animaux).
Ces manipulations n’ont qu’un seul but : rentabiliser la production pour faire toujours plus de fric, au mépris de la santé des consommateurs et des risques sur l’environnement.
Il existe 4 types de risques :
- liés à la transgenèse.
Les bactéries ou virus utilisés pour transférer un gène dans un organisme peuvent être d’origine infectieuse. Sortis du cadre contrôlé du laboratoire et lâchés dans la nature, ils peuvent muter plus ou moins rapidement, s’associer avec d’autres éléments dangereux et donner naissance à de nouvelles épidémies.
- liés à la culture.
Les plantes génétiquement modifiées (PGM) résistantes à un herbicide chimique : risque d’augmentation de la pollution des sols car les agriculteurs déverseront d’autant plus d’herbicides que leurs plantes modifiées y seront résistantes. Risques de croisement entre PGM et mauvaises herbes (ex : colza).
Les PGM résistantes aux insectes destructeurs : transmission de cette résistance aux insectes. Utilisation croissante de produits chimiques toujours plus toxiques et plus polluants si les agriculteurs veulent conserver leur récolte.
- pour la santé humaine.
Possibles allergies.
L’absorption par l’homme de certains gènes résistants aux antibiotiques rendra certaines maladies de plus en plus difficiles à soigner. Le risque d’épidémies pourrait être de plus en plus important.
Transmission de la pollution chimique des PGM à l’homme : les effets de l’herbicide Round-up de la multinationale agro-alimentaire Monsanto sur la santé peuvent être très graves (irritations, dépressions cardiaques, vomissements).
Ces risques sanitaires n’ont pas fait l’objet de recherches suffisantes, et aucun scientifique ne peut garantir que les OGM sont sans dangers, alors même qu’aujourd’hui nous sommes susceptibles d’en consommer.
- pour les pays défavorisés et l’ensemble des petits paysans de la planète.
Dire que les OGM sont créés afin de lutter contre la faim dans le monde est un pur mensonge. Le problème de l’alimentation dans le monde est un problème politique et non technique : il est le résultat d’une exploitation croissante, par les pays riches, des ressources des pays défavorisés, ce qui rend ces derniers toujours plus dépendants des institutions financières internationales (type Fonds Monétaire International), sans possibilité, pour eux, d’acquérir l’autonomie.
Les OGM sont créés pour maintenir cette dépendance par le développement de techniques complexes au niveau alimentaire dans des pays où l’agriculture n’est pas encore ou peu motorisée (c’est dire s’ils sont loin de maîtriser les biotechnologies !), par la détention du monopole des semences et des brevets sur le vivant*.
Le prétexte humaniste de lutte contre la faim dans le monde est fait pour nous faire avaler la pilule OGM.
Dans le monde, plus de 90 millions d’hectares de champs d’OGM ont déjà été cultivés.
En France, depuis 1987, une quinzaine de plantes ont été expérimentées : le maïs et le colza (les plus importantes), le tabac, la betterave, la pomme de terre, le melon, la tomate, la laitue, le peuplier, le tournesol, la chicorée, la vigne, le soja et la courgette. Depuis 1999, certaines plantes génétiquement modifiées ont obtenu l’autorisation de mise sur le marché en Europe, dont du colza, une endive, du soja et du maïs. La rapidité de mise sur le marché des OGM fait que les consommateurs sont désormais mis devant le fait accompli, surtout depuis qu’a été levé, en mai 2004, le moratoire européen interdisant la commercialisation des OGM en Europe.
La réglementation en matière d’OGM :
A partir du 18 avril 2004, une loi oblige les fabricants à faire figurer sur les emballages de leurs produits la mention “produit à partir de … génétiquement modifié” lorsque l’un des composants contient plus de 0,9% d’OGM - en dessous, apparemment, ce n’est pas nécessaire - et lorsque les ingrédients sont produits à partir d’une matière première contenant plus de 0,5% d’un OGM non encore autorisé en Europe mais “ayant fait l’objet d’une évaluation favorable des autorités compétentes”.
Ne sont pas soumis à l’étiquetage les produits contenant “de façon fortuite ou techniquement inévitable” des traces d’OGM jusqu’au seuil de 0,9%, à partir du moment où le fabricant peut prouver aux autorités de contrôle des moyens pour éviter “autant que possible” la présence d’OGM. De même, ne sont pas soumis à cet étiquetage les viandes issues d’animaux nourris aux OGM.
Ces lois sont en fait de la poudre aux yeux : il n’y a pas de vraie transparence quant à la présence d’OGM dans ce que nous mangeons, tout simplement parce que cette transparence est et sera toujours impossible à garantir : la distinction claire entre une filière OGM et une filière non OGM ne parviendra jamais à se faire, car il est impossible de maîtriser les disséminations dans l’environnement et les contaminations des autres plantes. La loi elle-même reconnaît qu’il peut y avoir une présence “fortuite et techniquement inévitable” d’OGM. Il est donc certain que d’ici peu, la totalité de notre alimentation, y compris biologique contiendra des OGM sans que nous le sachions : notre sécurité alimentaire est ainsi remise en question pour le seul profit de quelques uns.
Ainsi, la revendication de la possibilité pour le consommateur de choisir entre un produit issu de l’agriculture transgénique et un produit issu de l’agriculture traditionnelle ou biologique est non seulement illusoire et impossible à satisfaire, mais en plus n’a aucun sens : cela revient à tolérer les cultures d’OGM et leurs nombreux dangers, et par conséquent à accepter que des espèces non OGM soient contaminées (par la pollinisation) ; c’est légitimer, à terme, le «tout OGM».
Par conséquent, un refus massif et absolu de toute expérimentation, production et consommation d’OGM est nécessaire car ce «tout OGM» risque d’être une catastrophe écologique irréversible. En tant que consommateurs, nous devons avoir conscience de nos responsabilités face aux futures conséquences des OGM. Dès aujourd’hui, chacun de nous peut lutter au quotidien (saccage de tous les champs d’OGM, boycott des produits issus d’OGM, envoi de lettres aux fabricants signalant ce boycott, circulation de l’information) en refusant d’être les cobayes du lobby de l’agro-alimentaire.
Plus largement, la mise sur le marché des OGM et leur banalisation permet aux entreprises de biotechnologies d’investir des sommes colossales dans leurs recherches sur la génétique ; avides de tirer profit des brevets qu’elles posent sur le vivant (gènes, matières premières de l’alimentation…), elles promettent monts et merveilles avec les thérapies géniques, sans porter de recul suffisant, appât du gain oblige, sur les risques inhérents aux tripatouillages de notre patrimoine génétique. Sommes-nous prêts à accepter la société qu’elles nous préparent (fichages génétiques informatisés, clonages, risques de mutations inconnues, apparition de nouvelles maladies…)? Sommes-nous prêts à être leurs cobayes sur une planète qu’ils transforment petit à petit en laboratoire ?
*Breveter le vivant signifie que des entreprises ou des laboratoires se déclarent légalement propriétaires d’une substance, d’une molécule… Pour utiliser ces substances, il faut leur verser une somme d’argent. C’est ainsi que des indiens d’Amérique se trouvent dépossédés de plantes dont ils se servent pourtant depuis des siècles, et doivent payer le droit de les utiliser à des entreprises les ayant brevetés.
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