En lutte contre la misère sociale !
Un mois que le mouvement contre le CPE s’amplifie. Contre le CPE ? Oui, mais pas seulement, contrairement à ce que les médias, les politiciens et certains syndicats disent. A Tours, nous sommes aussi pour l’abrogation de la loi sur l’égalité des chances, le retrait du décret sur le contrôle des chômeurs, l’abrogation du CNE, du dispositif LMD et bien d’autres choses. On peut parfois déplorer un manque d’intérêt pour l’interpro, mais nous ne pouvons pas être taxés de corporatistes, ce qui est très positif. Elargir notre mouvement aux salariés et chômeurs est une nécessité, et il faudrait continuer le travail de diffusion vers les entreprises et les ANPE, même si les salariés réfléchissent toujours à deux fois avant de perdre leur paye et que les chômeurs sont très souvent isolés les uns des autres. Nos AG ont décidé d’aller aux intersyndicales, mais ne nous faisons pas d’illusions : elles n’ont pas aidé à la grève générale contre la réforme des retraites en 2003, elles ne le feront pas plus aujourd’hui ; ce sont uniquement les sections combatives qui peuvent nous aider. Le minimum que nous avons à leur demander, sans y consacrer trop d’énergie, est le dépôt de préavis de grève couvrant de manière illimitée les personnels de la fonction publique ; dans le privé on fait la grève sur le tas. Mais c’est avant à nous de créer les contacts, de mandater des personnes pour le relais des informations, et d’aider dans la mesure de nos moyens. Par ailleurs, nous déplorons toujours aussi fortement l’absence de caisses de solidarité pour payer une partie des salaires des grévistes, ce qui est un gros frein aux grèves (pourtant, ce n’est pas faute pour la plupart des syndicats de brasser des millions chaque année). Quant aux forces politiques n’attendons rien des partis de gauche qui préparent déjà les élections de 2007 : si ce mouvement échoue, cela fera leur affaire, puisque la seule solution qu’ils avanceront pour changer les choses sera de voter pour eux (comme d’hab). Remarquons que contre le CNE, similaire au CPE
(2 ans de période d’essai), syndicats et partis de gauche n’ont rien tenté…
Et l’action ? A Tours le blocage de l’IUT a pris une tournure très conflictuelle avec une partie des étudiants, stimulés par l’UNI et un petit groupe d’activiste faisant également penser à l’extrême-droite, même s’il serait abusif de coller cette étiquette à la majorité des anti-grévistes, et encore moins à l’ensemble des étudiants de l’IUT. Par contre, il y a un noyau formé pour une bonne part de fils à papa bien égoïstes qui emploient le « moi je » à tour de bras, et qui n’ont même pas le courage d’assumer qu’ils sont pour le CPE. Profitant de cette alliance provisoire des arrivistes, des fachos et des petit-bourges encouragée par certains profs, le CA de l’université essaye de décridibiliser notre lutte en organisant un référendum. Comme si les référendums était organisés pour ce qui nous concerne en temps normal dans notre pseudo-démocratie (Sur l’adoption du CNE ? Au travail, en politique ?), et comme si dans notre système nous pouvions considérer que l’organisation des référendums est démocratique. La démocratie sur convocation non merci, oui à celle des AG.
Sur l’utilité du blocage, nous renvoyons au journal du mouvement Demain en main n°1. Les actions qui peuvent bloquer des lieux d’étude, mais aussi de travail ne sont pas à négliger, surtout si elles touchent au portefeuille des patrons et/ou permettent la redistribution immédiate des richesses. Dans le capitalisme, s’en prendre au profit est toujours un moyen de pression efficace. Si nous bloquons les voies SNCF, pensons à bloquer le fret pour paralyser les marchandises, au lieu de bloquer les voyageurs. Piller des magasins alimentaires, ou genre la FNAC, pour redistribuer les richesses produites par la collectivité et qui profitent avant tout à une minorité s’est déjà fait sur d’autres mouvements.
Une dernière proposition : voter une liste d’action très large en AG, dans laquelle la commission action choisira ensuite, en secret. Le fonctionnement actuel nous rend dépendant de quelques personnes, alors que nous pouvons allier démocratie et efficacité.
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Pour recevoir gratuitement 3 numéros de notre lettre de liaison, envoyez ce coupon à :
STSET B.P. 31303 37013 TOURS CEDEX 01.(ne pas mentionner GARAS dans l’adresse)
Nom : Prénom : Adresse :
Profession :
Groupement d’Action et de Réflexion AnarchoSyndicaliste // Courriel : garas_tours@hotmail.com En lutte contre la misère sociale
En lutte contre la misère sociale !
Un mois que le mouvement contre le CPE s’amplifie. Contre le CPE ? Oui, mais pas seulement, contrairement à ce que les médias, les politiciens et certains syndicats disent. A Tours, nous sommes aussi pour l’abrogation de la loi sur l’égalité des chances, le retrait du décret sur le contrôle des chômeurs, l’abrogation du CNE, du dispositif LMD et bien d’autres choses. On peut parfois déplorer un manque d’intérêt pour l’interpro, mais nous ne pouvons pas être taxés de corporatistes, ce qui est très positif. Elargir notre mouvement aux salariés et chômeurs est une nécessité, et il faudrait continuer le travail de diffusion vers les entreprises et les ANPE, même si les salariés réfléchissent toujours à deux fois avant de perdre leur paye et que les chômeurs sont très souvent isolés les uns des autres. Nos AG ont décidé d’aller aux intersyndicales, mais ne nous faisons pas d’illusions : elles n’ont pas aidé à la grève générale contre la réforme des retraites en 2003, elles ne le feront pas plus aujourd’hui ; ce sont uniquement les sections combatives qui peuvent nous aider. Le minimum que nous avons à leur demander, sans y consacrer trop d’énergie, est le dépôt de préavis de grève couvrant de manière illimitée les personnels de la fonction publique ; dans le privé on fait la grève sur le tas. Mais c’est avant à nous de créer les contacts, de mandater des personnes pour le relais des informations, et d’aider dans la mesure de nos moyens. Par ailleurs, nous déplorons toujours aussi fortement l’absence de caisses de solidarité pour payer une partie des salaires des grévistes, ce qui est un gros frein aux grèves (pourtant, ce n’est pas faute pour la plupart des syndicats de brasser des millions chaque année). Quant aux forces politiques n’attendons rien des partis de gauche qui préparent déjà les élections de 2007 : si ce mouvement échoue, cela fera leur affaire, puisque la seule solution qu’ils avanceront pour changer les choses sera de voter pour eux (comme d’hab). Remarquons que contre le CNE, similaire au CPE
(2 ans de période d’essai), syndicats et partis de gauche n’ont rien tenté…
Et l’action ? A Tours le blocage de l’IUT a pris une tournure très conflictuelle avec une partie des étudiants, stimulés par l’UNI et un petit groupe d’activiste faisant également penser à l’extrême-droite, même s’il serait abusif de coller cette étiquette à la majorité des anti-grévistes, et encore moins à l’ensemble des étudiants de l’IUT. Par contre, il y a un noyau formé pour une bonne part de fils à papa bien égoïstes qui emploient le « moi je » à tour de bras, et qui n’ont même pas le courage d’assumer qu’ils sont pour le CPE. Profitant de cette alliance provisoire des arrivistes, des fachos et des petit-bourges encouragée par certains profs, le CA de l’université essaye de décridibiliser notre lutte en organisant un référendum. Comme si les référendums était organisés pour ce qui nous concerne en temps normal dans notre pseudo-démocratie (Sur l’adoption du CNE ? Au travail, en politique ?), et comme si dans notre système nous pouvions considérer que l’organisation des référendums est démocratique. La démocratie sur convocation non merci, oui à celle des AG.
Sur l’utilité du blocage, nous renvoyons au journal du mouvement Demain en main n°1. Les actions qui peuvent bloquer des lieux d’étude, mais aussi de travail ne sont pas à négliger, surtout si elles touchent au portefeuille des patrons et/ou permettent la redistribution immédiate des richesses. Dans le capitalisme, s’en prendre au profit est toujours un moyen de pression efficace. Si nous bloquons les voies SNCF, pensons à bloquer le fret pour paralyser les marchandises, au lieu de bloquer les voyageurs. Piller des magasins alimentaires, ou genre la FNAC, pour redistribuer les richesses produites par la collectivité et qui profitent avant tout à une minorité s’est déjà fait sur d’autres mouvements.
Une dernière proposition : voter une liste d’action très large en AG, dans laquelle la commission action choisira ensuite, en secret. Le fonctionnement actuel nous rend dépendant de quelques personnes, alors que nous pouvons allier démocratie et efficacité.
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