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Vendredi 22 septembre 2006 5 22 /09 /Sep /2006 16:08
 Où en est la riposte des travailleurs, chômeurs, étudiants et lycéens ?
Tout d’abord, nous aimerions vous dire que nous sommes des gens comme vous, pas payés le moins du monde pour avoir écrit ces lignes (et nous n’aurions pas voulu l’être). Vu la défaite de 2003 sur les retraites, les difficultés à se défendre au boulot, ou tout simplement à s’organiser, dans une période difficile pour tout le monde, nous pensons qu’il est indispensable aujourd’hui d’être critique sur ce que nous faisons.
 
Nous ne sommes pas satisfaits de l’habituel cycle, projet de loi ou mauvais coup de la direction-négociations-manifs, et au final : pas grand chose, voir rien. Même aujourd’hui, et il ne s’agit pas de décourager qui que ce soit, mais on se demande pourquoi on est là ? La loi Fillon sur l’éducation (loi d’orientation pour l’avenir de l’école), qui va pousser les profs à bourrer un peu plus le crâne à nos gamins sur l’importance de la nation, de la citoyenneté active et des valeurs républicaines (donc à ne surtout pas être critique sur notre société), qui parle de leur devoir d’exemplarité (on va donc les contrôler sur leur habillement et leur comportement), qui parle de remplacer les bourses sur critères sociaux par des bourses au mérite, qui parle de contenu du bac évalué en fonction des besoins des entreprises, qui parle de mettre en place un contrat de suivi pour les élèves en difficultés entre la famille et le chef d’établissement (comme il y a un contrat d’insertion pour les RMIstes), est en train de passer en ce moment même où nous marchons. Quelle information, quelle riposte à cela ? La manif d’aujourd’hui ? Il faudrait au moins qu’elle ait eu lieu avant, et qu’elle permette d’organiser des actions d’information sur les bahuts, en vue de luttes si possible : cela fait trop longtemps qu’on nous appelle juste à manifester.
La loi sur les 35H continue de nous être présentée comme un acquis social, mais que contient elle réellement ? La loi fixait l’horaire légal à 35 heures hebdomadaires sur l’année … tout en introduisant la variabilité des horaires, non plus définis sur une base hebdomadaire mais annualisés ; les pauses acquises n’étaient plus comptabilisées comme temps du travail ; on instituait plusieurs SMIC ; on donnait davantage de liberté aux entreprises pour négocier des accords spécifiques ; le nombre d’heures supplémentaires payées avec un taux majoré diminuait ; les patrons recevaient l’autorisation de fixer les dates de congés en fonction des exigences de la production ; la négociation s’est faite boîte par boîte, ce qui est une remise en cause des conventions collectives, et ne permet pas d’unité des travailleurs (on sait bien que c’est plutôt dans le public que cette loi a pu être favorable aux travailleurs, et encore, à court terme et surtout au niveau des RTT, ce qui renforce encore la division privé-publique dans la tête de trop de salariés).
On pourrait vous parler du RMA et autres nouveaux contrats, des travailleurs jetés après usages, de notre quotidien, au boulot comme en dehors, mais arrêtons là. Les coups pleuvent, et chacun se demande par où on va pouvoir reprendre les choses. On ne va pas vous livrer de solution miracle, mais nous remettons en cause ce qui se fait, car nous constatons comme vous que cela ne marche pas. Nous participons aux luttes, avec nos petits moyens, tout en regardant dans le présent et le passé ce qui fonctionne pour s’en resservir.
 
Voici quelques constats, questions et idées. Faut-il favoriser la direction de nos mouvements par des intersyndicales, au détriment de l’unité plus large des travailleurs, chômeurs, étudiants, lycéens, au sein d’assemblées générales démocratiques ? Nous avons bien vu que jamais les bureaucraties syndicales n’ont appelé à la grève générale en mai-juin 2003, ce qui signifie que, comme toujours, c’est à nous d’organiser les choses, y compris avec tous les syndiqués sincères et les sections syndicales vraiment dans la lutte. Les services publics sont privatisés. Est-ce uniquement la faute de la droite, alors que la gauche a signé des accords au niveau européen allant dans ce sens ? Est-ce qu’un service public étatique c’est forcément mieux pour nous (La Poste vient encore d’augmenter le prix des timbres) ? Un service public qui doit être rentable, c’est un service public qui augmente le prix du timbre contre l’intérêt de tous les travailleurs et chômeurs quand la concurrence l’exige. Nous sommes pour défendre le statut des travailleurs du public, mais nous pensons qu’un service public aux mains de l’Etat ce n’est pas vraiment un service public. Le syndicalisme a-t-il eu raison d’abandonner la critique du capitalisme qu’il menait au début du siècle ? Pour les entreprises du privé, un capitalisme à visage humain est-il vraiment possible quand on travaille à la chaîne ? Ne sommes-nous pas stressés au bureau ? Quand un travailleur coûte 10 fois moins cher à l’autre bout de la planète, ou quatre fois moins cher en Europe de l’est, il est clair que c’est la rentabilité des entreprises qui pousse à licencier, que c’est le fonctionnement de cette société malade qui démolit tant de vies humaines. Est-ce que ce sont les prochaines élections, les référendums ou un nouveau gouvernement qui vont remplacer ce que nous n’arrivons pas à faire nous-mêmes sur nos lieux de travail ou dans la rue ? Une lutte qui ne s’attaque pas au bénéfice patronal, ou qui ne s’en prend pas aux lieux de décisions, est-ce une lutte ? Nucléarisation de la société, OGM, effet de serre, multiplication des cancers…, on en arrive à un stade où la planète va être inhabitable : la société du profit n’aurait rien à voir la dedans ?
 
Nous savons bien qu’il faut partir de ce que nous vivons au quotidien, que les luttes ne se décrètent pas. Mais il faudrait que nous commencions par cesser les manifs isolées et à répétition : descendre dans la rue doit permettre des prises de contact, de se réunir pour voir ce que nous pouvons faire ensemble, de reconstruire de vrais syndicats de lutte, d’agir directement sans élus sur nos lieux de travail ou en dehors… Reconstruisons l’unité entre tous les secteurs d’activité, faisons grève en même temps, bloquons les transports, refusons de laisser un collègue seul face à sa direction, épaulons-nous, n’hésitons pas à séquestrer les stocks ou des machines en cas de délocalisation, à bloquer une administration et se barrer dès que la police arrive, à saboter la production, à trouver des moyens de distribuer le fruit de son travail gratuitement pour rendre une lutte plus sympathique… Si ça vous intéresse, vous pouvez toujours vous faire votre opinion sur nous par le journal, mais le plus important c’est de construire patiemment les conditions de la lutte par un travail d’information, et le moment venu ne pas s’enfermer dans les manifs, mais plutôt passer au blocage direct des entreprises et administrations. A bientôt dans l’action !
 
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Vendredi 22 septembre 2006 5 22 /09 /Sep /2006 16:06
DISCRIMINATIONS SEXISTES AU TRAVAIL
        
         En France, les différences de salaires entre hommes et femmes à travail, qualifications et postes équivalents sont monnaie courante.
         Cette inégalité de salaire entre hommes et femmes est normalement interdite selon la loi du 22 décembre 1972, qui pose le principe d’égalité de rémunération « pour un même travail ou un travail de valeur égale ». Mais quand il s’agit d’intérêts patronaux, l’application de la loi est beaucoup moins stricte que quand il s’agit de réprimer les gens dans leur quotidien…
         La plupart des femmes subissent cette situation sans rien dire, par peur de subir des pressions supplémentaires ou de perdre leur travail. Attaquer un patron aux prud’hommes n’est pas du tout venant… et celles (et ceux) qui le font ont grandement besoin de soutien.
 
Les discriminations au service des patrons
 
En 1907, les femmes mariées obtiennent le droit de disposer librement de leur salaire. En 1965, elles obtiennent celui d’exercer une activité professionnelle sans l’autorisation de leur mari. Un progrès ? Certainement, mais qui, premièrement, n’a pas fait changer les mentalités, et deuxièmement, a permis aux patrons d’exploiter une nouvelle catégorie de la population, en profitant bien sûr des discriminations dont celle-ci était (et est encore) victime.
         Cela n’est pas sans rappeler l’exploitation de la main-d’œuvre immigrée, qui repose elle aussi sur une discrimination, raciste cette fois, beaucoup moins acceptée socialement certes, mais bel et bien réelle.
         Pourtant, pourrait-on nous dire, un véritable arsenal juridique s’est mis en place contre les discriminations sexistes au travail, à partir des années 40. En effet, mais qui sert plus à la bonne conscience politique de la classe dominante qu’aux femmes sur leurs lieux de travail. Ainsi, la loi Roudy de 1983 stipule l’obligation, pour les entreprises de plus de 50 salariés, de fournir chaque année un « rapport sur la situation comparée des hommes et des femmes ». Mais aujourd’hui, seules 43% de ces entreprises le font.
         En plus, la plupart des plaintes déposées pour discrimination sexiste sont classées sans suite par les tribunaux, sensés appliquer la loi, en théorie... Le silence de ces derniers arrange bien les patrons et leur course effrénée au profit : cela leur permet d’exploiter encore un peu plus une catégorie de la population, en profitant d’une discrimination, qui, quelle que soit la loi, est considérée comme normale, est ancrée dans les mentalités et les mœurs de la même manière qu’une tradition.
 
Comment le capitalisme a-t-il intégré ces discriminations et l’oppression faites sur les femmes ?
 
Ou encore, comment les patrons contournent-ils la loi et justifient-ils cette exploitation ?
En embauchant une majorité de femmes en contrat précaire.
En effet, pour une même profession, les salariés sous CDD ont une rémunération inférieure de 6% à celle des salariés sous CDI. La proportion de femmes employées en CDD étant supérieure à celle des hommes, elles subissent une inégalité salariale supplémentaire : entre 1983 et 1997, la proportion de salariés à bas salaires est passée de 11,4% à 15,4% et en 1997, les femmes qui représentaient 46% de la population active salariée représentaient 79% des bas salaires.
         Les femmes sont non seulement dominées dans la société mais en plus bien souvent doublement exploitées par les patrons : et en tant que « travailleurs » vendant une force de travail au même titre qu’un homme, et en tant que femmes, victimes d’une ségrégation basée sur leur seul sexe biologique.
         Aucune loi ne pourra changer la situation de beaucoup de femmes au travail ainsi que les mentalités, comme l'histoire nous l'a prouvé.
Aucune loi ne pourra non plus empêcher l’accumulation du profit sur le dos de travailleuses constamment sous pression (harcèlements, brimades, menaces…).
 
         C’est la lutte des premières concernées et la solidarité de tous qui permettra le rapport de force capable de poser nos exigences en matière d'égalité au travail, afin qu’y prenne fin toute discrimination sexiste et à plus long terme toute discrimination quelle qu’elle soit, au travail comme ailleurs.
 
Groupe syndical GARAS de Tours
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Discrimination sexiste au travail
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Vendredi 22 septembre 2006 5 22 /09 /Sep /2006 15:54
Organismes Génétiquement Modifiés (O.G.M) = DANGER !
 
Qu’est-ce qu’un OGM ? Un OGM est une plante ou un animal, qui, par une manipulation appelée transgenèse, a reçu dans son patrimoine génétique un gène étranger lui permettant d’acquérir certaines qualités (vertus thérapeutiques, résistance à des agressions extérieures, à des herbicides, à des conditions de culture difficiles comme le gel ou la pollution des sols) et d’en améliorer d’autres (croissance, maturation ou conservation chez les plantes, quantité et qualité de la viande chez certains animaux).
Ces manipulations n’ont qu’un seul but : rentabiliser la production pour faire toujours plus de fric, au mépris de la santé des consommateurs et des risques sur l’environnement.
 
Il existe 4 types de risques :           
 
- liés à la transgenèse.
Les bactéries ou virus utilisés pour transférer un gène dans un organisme peuvent être d’origine infectieuse. Sortis du cadre contrôlé du laboratoire et lâchés dans la nature, ils peuvent muter plus ou moins rapidement, s’associer avec d’autres éléments dangereux et donner naissance à de nouvelles épidémies.
 
- liés à la culture.
Les plantes génétiquement modifiées (PGM) résistantes à un herbicide chimique : risque d’augmentation de la pollution des sols car les agriculteurs déverseront d’autant plus d’herbicides que leurs plantes modifiées y seront résistantes. Risques de croisement entre PGM et mauvaises herbes (ex : colza).
Les PGM résistantes aux insectes destructeurs : transmission de cette résistance aux insectes. Utilisation croissante de produits chimiques toujours plus toxiques et plus polluants si les agriculteurs veulent conserver leur récolte.
 
- pour la santé humaine.
Possibles allergies.
L’absorption par l’homme de certains gènes résistants aux antibiotiques rendra certaines maladies de plus en plus difficiles à soigner. Le risque d’épidémies pourrait être de plus en plus important.
Transmission de la pollution chimique des PGM à l’homme : les effets de l’herbicide Round-up de la multinationale agro-alimentaire Monsanto sur la santé peuvent être très graves (irritations, dépressions cardiaques, vomissements).
Ces risques sanitaires n’ont pas fait l’objet de recherches suffisantes, et aucun scientifique ne peut garantir que les OGM sont sans dangers, alors même qu’aujourd’hui nous sommes susceptibles d’en consommer.
 
- pour les pays défavorisés et l’ensemble des petits paysans de la planète.
Dire que les OGM sont créés afin de lutter contre la faim dans le monde est un pur mensonge. Le problème de l’alimentation dans le monde est un problème politique et non technique : il est le résultat d’une exploitation croissante, par les pays riches, des ressources des pays défavorisés, ce qui rend ces derniers toujours plus dépendants des institutions financières internationales (type Fonds Monétaire International), sans possibilité, pour eux, d’acquérir l’autonomie.
Les OGM sont créés pour maintenir cette dépendance par le développement de techniques complexes au niveau alimentaire dans des pays où l’agriculture n’est pas encore ou peu motorisée (c’est dire s’ils sont loin de maîtriser les biotechnologies !), par la détention du monopole des semences et des brevets sur le vivant*.
 
Le prétexte humaniste de lutte contre la faim dans le monde est fait pour nous faire avaler la pilule OGM.
 
Dans le monde, plus de 90 millions d’hectares de champs d’OGM ont déjà été cultivés.
En France, depuis 1987, une quinzaine de plantes ont été expérimentées : le maïs et le colza (les plus importantes), le tabac, la betterave, la pomme de terre, le melon, la tomate, la laitue, le peuplier, le tournesol, la chicorée, la vigne, le soja et la courgette. Depuis 1999, certaines plantes génétiquement modifiées ont obtenu l’autorisation de mise sur le marché en Europe, dont du colza, une endive, du soja et du maïs. La rapidité de mise sur le marché des OGM fait que les consommateurs sont désormais mis devant le fait accompli, surtout depuis qu’a été levé, en mai 2004, le moratoire européen interdisant la commercialisation des OGM en Europe.
 
La réglementation en matière d’OGM :
 
A partir du 18 avril 2004, une loi oblige les fabricants à faire figurer sur les emballages de leurs produits la mention “produit à partir de … génétiquement modifié” lorsque l’un des composants contient plus de 0,9% d’OGM - en dessous, apparemment, ce n’est pas nécessaire - et lorsque les ingrédients sont produits à partir d’une matière première contenant plus de 0,5% d’un OGM non encore autorisé en Europe mais “ayant fait l’objet d’une évaluation favorable des autorités compétentes”.
Ne sont pas soumis à l’étiquetage les produits contenant “de façon fortuite ou techniquement inévitable” des traces d’OGM jusqu’au seuil de 0,9%, à partir du moment où le fabricant peut prouver aux autorités de contrôle des moyens pour éviter “autant que possible” la présence d’OGM. De même, ne sont pas soumis à cet étiquetage les viandes issues d’animaux nourris aux OGM.
 
Ces lois sont en fait de la poudre aux yeux : il n’y a pas de vraie transparence quant à la présence d’OGM dans ce que nous mangeons, tout simplement parce que cette transparence est et sera toujours impossible à garantir : la distinction claire entre une filière OGM et une filière non OGM ne parviendra jamais à se faire, car il est impossible de maîtriser les disséminations dans l’environnement et les contaminations des autres plantes. La loi elle-même reconnaît qu’il peut y avoir une présence “fortuite et techniquement inévitable” d’OGM. Il est donc certain que d’ici peu, la totalité de notre alimentation, y compris biologique contiendra des OGM sans que nous le sachions : notre sécurité alimentaire est ainsi remise en question pour le seul profit de quelques uns.
Ainsi, la revendication de la possibilité pour le consommateur de choisir entre un produit issu de l’agriculture transgénique et un produit issu de l’agriculture traditionnelle ou biologique est non seulement illusoire et impossible à satisfaire, mais en plus n’a aucun sens : cela revient à tolérer les cultures d’OGM et leurs nombreux dangers, et par conséquent à accepter que des espèces non OGM soient contaminées (par la pollinisation) ; c’est légitimer, à terme, le «tout OGM».
Par conséquent, un refus massif et absolu de toute expérimentation, production et consommation d’OGM est nécessaire car ce «tout OGM» risque d’être une catastrophe écologique irréversible. En tant que consommateurs, nous devons avoir conscience de nos responsabilités face aux futures conséquences des OGM. Dès aujourd’hui, chacun de nous peut lutter au quotidien (saccage de tous les champs d’OGM, boycott des produits issus d’OGM, envoi de lettres aux fabricants signalant ce boycott, circulation de l’information) en refusant d’être les cobayes du lobby de l’agro-alimentaire.
 
Plus largement, la mise sur le marché des OGM et leur banalisation permet aux entreprises de biotechnologies d’investir des sommes colossales dans leurs recherches sur la génétique ; avides de tirer profit des brevets qu’elles posent sur le vivant (gènes, matières premières de l’alimentation…), elles promettent monts et merveilles avec les thérapies géniques, sans porter de recul suffisant, appât du gain oblige, sur les risques inhérents aux tripatouillages de notre patrimoine génétique. Sommes-nous prêts à accepter la société qu’elles nous préparent (fichages génétiques informatisés, clonages, risques de mutations inconnues, apparition de nouvelles maladies…)? Sommes-nous prêts à être leurs cobayes sur une planète qu’ils transforment petit à petit en laboratoire ?
 
*Breveter le vivant signifie que des entreprises ou des laboratoires se déclarent légalement propriétaires d’une substance, d’une molécule… Pour utiliser ces substances, il faut leur verser une somme d’argent. C’est ainsi que des indiens d’Amérique se trouvent dépossédés de plantes dont ils se servent pourtant depuis des siècles, et doivent payer le droit de les utiliser à des entreprises les ayant brevetés.
 
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